La vie après l'UniNE

« J’ai choisi un master à double orientation pour me laisser toutes les portes ouvertes »
 

Micael Garcia, directeur juridique et membre de la direction de la banque Banco Santander SA, à Genève
 

Après avoir obtenu son Master en droit orientations avocature et droit public en 2007, puis son brevet d’avocat, Micael Garcia a débuté comme greffier à la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois. Il a également travaillé comme avocat pour une grande compagnie d’assurance, avant d’être engagé en 2011 par la banque privée Banco Santander SA, à Genève, appartenant au groupe financier Santander, mondialement connu, au sein duquel il effectue actuellement sa carrière.

 

Micael_Garcia.jpg (Micael Garcia) Quelle est votre fonction actuelle?

Je suis membre de la direction suisse de Banco Santander SA, une banque privée faisant partie du groupe financier du même nom qui compte plus de 190 000 employés dans le monde et qui gère la fortune de clients privés ou institutionnels disposant d’un patrimoine financier important. Je dirige en outre le département juridique des bureaux de Genève et de Zurich ainsi que les succursales étrangères de la banque suisse. Enfin, j’occupe différentes tâches additionnelles, comme celle de secrétaire du conseil d’administration.

 

En quoi consiste votre travail? 

Si je devais résumer l’ampleur et la diversité des tâches liées à mon travail, je dirais qu’elles consistent à conseiller, à surveiller et à mettre en place des projets: je donne de nombreux conseils d’ordre juridique à la banque; je veille au contrôle règlementaire des normes juridiques et au respect de leur application; je mets en place les procédures et les contrats nécessaires à la bonne marche de l’activité financière de l’établissement; et je gère également des projets en lien avec le développement des affaires de la banque telles que les acquisitions de clientèle, les fusions avec d’autres entités, la création de succursales étrangères et l’ouverture de bureaux de représentation à l’étranger. Enfin, je joue un rôle prépondérant en lien avec la digitalisation de la banque et tous les défis technologiques et juridiques qui en découlent. La palette de mes activités est vaste, mais j’ai la chance d’être entouré d’une équipe formidable et d’excellents professionnels.

Vos activités sont-elles en lien avec vos études?

Malheureusement, je dois répondre par la négative. A l’époque où j’étudiais le droit, aucun cours de droit bancaire n’était dispensé. Pourtant, c’est un secteur important. Pour preuve : la place financière genevoise génère aujourd’hui 37 000 emplois et contribue à hauteur de 15% du PIB genevois. Pour cette raison, je suis d’avis que le rôle des universités est primordial pour continuer à attirer les talents et faire en sorte que ceux-ci bénéficient d’une formation en phase avec l’évolution rapide des professions bancaires tout en tenant compte de l’innovation technologique (FinTechs) et les défis juridiques qui en découlent.

Pourquoi avez-vous choisi le droit? 

Suivre une formation juridique était une évidence pour moi. Le droit est partout! Maîtriser les mécanismes de ce qui fait notre monde permet de s’y mouvoir avec facilité et d’en éviter certaines embûches. Hésitant entre une carrière dans la magistrature ou dans le privé, j’ai opté à la fin de mon bachelor pour un master à double orientation, à savoir avocature et droit public, afin de me laisser toutes les portes ouvertes.

Quels sont les points forts de l’Université de Neuchâtel?

Je garde un excellent souvenir de l’Université de Neuchâtel. C’est une période de vie un peu particulière, faite d’insouciance et de stress, lors des périodes d’examens. En tant qu’étudiant, on bénéficie d’une forme d’indépendance et, en même temps, on doit faire des choix importants qui influencent notre avenir professionnel. Côté point fort, je citerais la qualité du corps professoral et le faible nombre d’étudiants: l’accès aux professeurs et à leurs assistants y est ainsi beaucoup plus simple et plus direct qu’ailleurs. La taille humaine de l’Université donne aussi la possibilité à chacun d’y trouver sa place et sa voie. Mieux encore: elle offre à l’Alma mater une plus grande flexibilité pour adapter la formation à une demande en constante évolution, en faisant preuve d’innovation.  

Que retenez-vous de vos études?

L’important, c’est de savoir où chercher les réponses et non pas de tout connaître par cœur. Il est beaucoup plus utile d’apprendre l’utilité de chaque outil plutôt que de savoir combien de tournevis, de clous et de marteaux vous disposez dans votre caisse à outils. Pour répondre plus concrètement à la question, je dirais, premièrement, qu’il faut être passionné par ce que l’on étudie où ce que l’on fait. Deuxièmement, il est préférable de ne pas se spécialiser trop vite dans un domaine, dans le but d’emmagasiner un maximum de connaissances. Enfin, il faut prendre de bonnes habitudes de travail et définir des objectifs à atteindre.

Quel est votre conseil pour de futur-e-s étudiant-e-s?

Les meilleurs conseils que je pense humblement pouvoir donner c’est de faire ce que l’on aime, avec passion, de ne s’interdire aucun rêve, d’être flexible et prêt à s’adapter aux changements, de s’entourer des bonnes personnes, de travailler dur et de manière positive tout en cherchant l’excellence dans tout ce que l’on fait. 

Interview UniNE 2017

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