La vie après UniNE

« La chance de bénéficier d’un contexte politique très dynamique »

Joachim Marti, spécialiste en économie de la santé aux USA 

En 2011, Joachim Marti a obtenu un doctorat en sciences économiques à l’Université de Neuchâtel. Depuis le mois d’août 2011, il est engagé en tant que post-doctorant FNS (Fonds National Suisse de la recherche) au sein de l’école de santé publique de l’Université de Yale, à New Haven (USA).

En quoi consiste votre travail ?

Mon groupe est spécialisé en économie de la santé, ce qui, brièvement, consiste à appliquer des méthodes d’analyse économique et statistique au domaine de la santé. On y étudie les comportements des différents acteurs du système (patients, fournisseurs de soins, assurance, Etat) et leurs interactions.

J’ai la chance de bénéficier d’un contexte politique très dynamique et de pouvoir prendre part activement aux débats concernant la réforme menée par Obama (l’Affordable Care Act, plus communément appelé « Obamacare »), qui vise à fournir une couverture universelle, comme c’est le cas en Suisse.

Sur quoi vos recherches portent-elles ?

Je m’intéresse particulièrement aux aspects économiques de la prévention des comportements dits « à risque », tels que le manque d’activité physique, le tabagisme ou l’abus d’alcool. Dans mes projets, je cherche à comprendre pourquoi les changements de comportement durables sont si rares et difficiles et quelles interventions publiques pourraient se montrer efficaces pour encourager un style de vie plus sain.

La difficulté, tant pour la politique de santé que pour les individus, est que les avantages d’un comportement plus sain (arrêter de fumer par exemple) ne sont pas directement perceptibles et viennent souvent des années plus tard, alors que les résultats d’une intervention chirurgicale par exemple, sont immédiatement perceptibles. Je m’inspire notamment de ce que l’on appelle l’économie comportementale, qui mêle psychologie, neurologie et économie.

A propos de vos études, pourquoi avoir choisi l’Université de Neuchâtel ?

J’ai bien sûr choisi l’Université de Neuchâtel parce que je suis originaire de la région, mais pas uniquement. Le fait de pouvoir évoluer dans des classes de taille raisonnable, avec un corps professoral et intermédiaire (assistants) très accessible, est une des raisons principales. En outre, la qualité de vie à Neuchâtel est un atout majeur de l’Université. La ville est relativement petite, mais pleine d’opportunités. En marge de mes études, je me suis notamment engagé dans l’organisation d’événements estudiantins, le bénévolat, la politique, et au sein de la société d’étudiants Zofingue. Ces activités « extracurriculaires » et les cours sont à mon avis complémentaires.

Et pourquoi avez-vous opté pour des études en économie politique ?

Avec un bac scientifique en poche, je pensais me lancer dans une formation à l’EPFL ou en sciences. Après une année de réflexion, et un stage intensif au vert sur une place d’armes de Suisse centrale, je me suis finalement décidé pour les sciences économiques. Je me suis inscrit dans un premier temps en économie d’entreprise, mais j’ai rapidement été attiré par l’économie politique, pour son cadre d’analyse rigoureux, ses applications très variées et surtout la qualité de l’enseignement des trois professeurs de l’Institut de recherches économiques, Jean-Marie Grether, Claude Jeanrenaud et Milad Zarin.

Quels sont les points forts de cette formation ?

Les études en économie politique permettent de mieux comprendre le fonctionnement de notre société au sens large. On y analyse des problématiques très diverses qui vont de la manière dont les consommateurs font leurs choix aux mécanismes du commerce international, en passant par le fonctionnement du système monétaire, ou encore l’impact des interventions du gouvernement sur l’économie et le bien-être. Les champs d’applications sont donc très vastes et concrets. Les outils et compétences qu’on acquiert permettent de travailler dans des domaines très variés.

Aujourd’hui, que retenez-vous de vos études universitaires ?

Durant mes années d’études et de doctorat, j’ai acquis des connaissances théoriques et techniques qui me permettent d’évoluer dans un environnement académique international compétitif. Je garde un excellent souvenir de ces années passées entre le bâtiment principal, l’Institut de recherches économiques, et le bar « Au Galop » !

Quel est votre conseil pour un futur étudiant ?

J’ai un attachement particulier pour l’UniNe et conseille vivement l’étudiant intéressé par l’économie à y entreprendre ses études. Je l’encourage également à prendre part à la vie universitaire, par le biais, par exemple, d’organisation d’événements, du journal de l’université, des groupes de théâtre ou de la politique universitaire.

 

Interview UniNE 2012

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