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Société Neuchâteloise des Sciences Naturelles

La Société Neuchâteloise des Sciences Naturelles

Conférences 2020-2021

 

Entrée gratuite

 

Par mesure sanitaire face au coronavirus, les conférences SNSN du mois de novembre sont annulées. Pour l'instant, celles du mois de décembre sont maintenues.

La nature est-elle chimique?

Richard-Emmanuel Estes, Membre associé, STS Lab, UNIL

21 octobre 2020, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

« Mais TOUT est chimique ! » répondent les chimistes lorsque l’on accuse les « produits chimiques » d’avoir des impacts parfois négatifs sur la nature. « L’air, la terre, les arbres sont constitués de substances chimiques… et même vous, vous êtes chimique ! ». Peut-on déduire pour autant que les êtres naturels sont « chimiques » ? En analysant les multiples sens du terme « chimique », nous nous demanderons dans quelle mesure il est possible d’en qualifier la nature. L’occasion d’interroger les limites entre nature et artifice ainsi que, plus généralement, la responsabilité des scientifiques dans les crises environnementales actuelles.

 

 

Montagnes du Jura: de la ressource minérale à la paléontologie

Antoine Pictet, Conservateur de paléontologie au Musée cantonal de géologie de Lausanne

CONFÉRENCE ANNULÉE PAR MESURE SANITAIRE FACE AU CORONAVIRUS

 

 

 Résoudre une veille énigme par la modélisation des glaciers

Guillaume Jouvet, Chercheur au laboratoire de systèmes autonomes à l’ETH de Zürich

CONFÉRENCE ANNULÉE PAR MESURE SANITAIRE FACE AU CORONAVIRUS

 


Les implications de la « non-chasse » à Genève

Manue Piachaud, Étho-anthropotechnologue

02 décembre 2020, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

La prise en charge par l’État de Genève des animaux causant des dégâts amène à s’interroger sur les pratiques de chasse ainsi que sur la préservation des produits agricoles locaux. Quelles sont les pratiques utilisées ? Sont-elles reproductibles sur d’autres territoires ? La cohabitation entre animaux sauvages et le corps agricole dans un canton sans chasseur.se.s fait émerger divers enjeux. Alors que toutes les mesures de protection sont envisagées avant de réguler, plusieurs espèces sont tirées par les fonctionnaires. Que savons-nous de cette réalité ? En apprendre davantage sur ce sujet sensible, qui fait émerger quantité d’émotions, donne la possibilité de se positionner en connaissance de cause.

 

 

Le pipicaca nouveau est arrivé !

Philippe Morier-Genoud, Biologiste indépendant

16 décembre 2020, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Nous sommes face à un vieux modèle, obsolète et problématique dans l’utilisation de nos sanitaires et la gestion des eaux usées. Dans la nature, un caca de vache ou d’éléphant disparaît en quelques jours de la surface du sol. Les vers de terre sont des partenaires privilégiés qui décomposent la matière organique en toute discrétion. Des expériences à Genève, et bientôt à Fribourg et à Lausanne proposent un système qui digère le «pipicaca» proprement et sans odeurs, sur place, en appartement ou devant la maison, sans être souillé par des eaux industrielles ou dilué dans des eaux moins chargées. Le «pipicaca» nouveau pourrait alors retrouver sa place dans les sols.

 

 

Un tsunami sur le Léman : Tauredunum 563 apr. J.-C.

Stéphanie Girardclos, Docteur en sciences de la Terre à l’Université de Genève

20 janvier 2021, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

En 2010, deux géologues de l’Université de Genève, Stéphanie Girardclos et Katrina Kremer, en étude sur le Léman, découvrent une anomalie sédimentaire dans les profondeurs du lac. Seul un événement extraordinaire, hors norme, a pu la provoquer. En quelques instants, une énigme vieille de 1500 ans, une légende pour beaucoup, devient un fait scientifique avéré. Comme en témoigne un manuscrit du Moyen-Âge, c’est bien un tsunami qui a dévasté les rivages du plus grand lac d’Europe occidentale faisant des centaines de victimes…

 

 

Le merveilleux entomologique au xixe siècle : Michelet, Fabre et Maeterlinck

Thibaud Martinetti, Post-doctorant associé à la Chaire de littératures et savoirs de l’Université de Neuchâtel

03 février 2021, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Au XIXe siècle, certains vulgarisateurs de l’insecte résistent aux nouvelles méthodes de classification et contribuent à la rénovation de l’entomologie pittoresque du siècle précédent. Trois d’entre eux se sont démarqués par l’ambition de leur oeuvre respective : Jules Michelet (L’Insecte, 1858), Jean-Henri Fabre (Souvenirs entomologiques, 1879-1907) et Maurice Maeterlinck (La Vie des abeilles, 1901). Nous observerons comment ces auteurs ont perçu dans la vulgarisation de l’insecte la possibilité de sublimer l’antinomie intrinsèque à la littérature scientifique, en élevant la science entomologique au statut de poésie, et la poésie entomologique à celui de science.

 

 

 

 

 

 

membre de la scnat académie des sciences naturelles