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Société Neuchâteloise des Sciences Naturelles

La Société Neuchâteloise des Sciences Naturelles

Conférences 2019-2020

 

Entrée gratuite

 

Micropolluants : les outils du chimiste pour les combattre

Ludwig Muster, Service de l'énergie et de l'environnement du canton de Neuchâtel

30 octobre 2019, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Les micropolluants sont des résidus de substances dans les eaux, provenant de différentes sources, surtout des eaux usées. Malgré des installations d’épuration performantes, la concentration de certains micropolluants n’est pas suffisamment réduite. Ils parviennent alors dans les bassins récepteurs naturels où ils peuvent avoir, même à petites doses, des effets sur les organismes aquatiques. En raison de la gamme de substances et des faibles concentrations recherchées, le défi analytique est complexe. Des travaux ont permis d’élaborer une stratégie globale au niveau national, d’adapter la législation et de permettre aux laboratoires de développer des méthodes de quantification performantes.

 

 

Grands arbres et petites bêtes

Sylvie Barbalat, WWF Neuchâtel

13 novembre 2019, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Le rôle essentiel dans l’écosystème forestier des insectes du bois est mieux compris et considéré aujourd’hui. La gestion forestière doit prendre en compte leur importance en leur laissant suffisamment de bois mort pour pouvoir continuer à prospérer et à remplir leurs fonctions indispensables. L’enlèvement systématique de ce bois auparavant, a rendu rare beaucoup d’insectes recycleurs aujourd’hui. Certains se maintiennent encore dans de rares forêts, d’autres ont trouvé refuge en ville. L’exposé présente deux projets de conservation de la faune, notamment entomologique, en ville de Neuchâtel et dans sa forêt suburbaine.

 

 

Le cœlacanthe : son fascinant voyage de la Suisse à l’Afrique du Sud

Christophe Ferrante, Université de Genève et le Muséum d'histoire naturelle de Genève

27 novembre 2019, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

En 1839, le naturaliste neuchâtelois Louis Agassiz décrivit un fossile de poisson qu'il nomma "cœlacanthe". Considéré comme disparu voici 66 millions d'années, la surprise fut totale lorsque, 100 ans plus tard, un individu vivant fut pêché au large des côtes sud-africaines. Cette incroyable découverte zoologique fascina dès lors le monde entier. Avec sa morphologie très proche de celle de ses ancêtres d’il y a 400 millions d'années, le cœlacanthe fut qualifié, à tort, de "fossile vivant". Actuellement, des fossiles de cœlacanthe, découverts dans les Alpes suisses, sont étudiés par une équipe de l'Université et du Muséum d'histoire naturelle de Genève.

 


Gestion de la faune en Tanzanie: méthode d'évaluation

Claude Fischer, Filière Gestion de la nature, Hepia, Genève

11 décembre 2019, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

La conservation de la biodiversité par la seule délimitation d’aires protégées strictes est reconnue comme insuffisante ; connecter les îlots de protection entre eux et augmenter l’acceptation de la conservation par les populations locales sont nécessaires. L’utilisation durable des ressources naturelles offre aux collectivités une possibilité de revenu ou d’apport en ressources au niveau local, mais nécessite un suivi dans le temps de l’évolution de la biodiversité, idéalement par les communautés locales. L’enjeu réside ainsi dans le choix d’un groupe taxonomique favorable comme les mammifères et de méthodes de suivi adaptées, autant aux personnes qu’aux contraintes du terrain.

 

 

Inscrire un site sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ; et après ?

Pierre Galland, Consultant UNESCO

15 janvier 2020, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Pour être inscrit comme patrimoine mondial de l’UNESCO, un site doit posséder une Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) qui se décline en trois éléments : les critères définis par la Convention, l’intégrité et l’authenticité, et la gestion. Il y a actuellement plus de 1'000 biens inscrits, dont environ 75% de biens culturels, 25% de biens naturels et quelques sites mixtes. La Suisse, seule ou en collaboration, en compte 12. Les différents mécanismes de suivi et leurs principaux résultats seront présentés ; l’état général de conservation par région du monde sera complété par une liste des principales menaces, actuelles ou futures, susceptibles d’affecter la conservation des biens.

 

 

Les escargots et les limaces de Suisse

François Claude, Centre Suisse de Cartographie de la Faune (CSCF)

29 janvier 2020, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Les mollusques terrestres représentés par les escargots et les limaces appartiennent à la classe des Gastéropodes. En Suisse, on en compte quelque 205 espèces. Le plus petit escargot dépasse tout juste le mm alors qu’une espèce de limace peut dépasser les 20 cm ! Ils occupent beaucoup de milieux différents en Suisse : des zones de plaine aux sommets alpins en passant par tous types de forêts, de prairies et marais jusque dans nos villes. Après quelques généralités, nous découvrirons des gastéropodes dans leurs habitats suisses, leur mode de vie, leur inventaire ainsi que les menaces qui pèsent sur ces animaux étonnants dont plus de 40% figure sur la liste rouge des espèces menacées.

 

 

Mars, les dernières observations de l’instrument CaSSIS et les motivations de la Mars Society

Antoine Pommerol, Institut de Physiques, Recherche spatiale et Sciences planétaires, Université de Berne et Pierre Brisson, Mars Society Switzerland.

12 février 2020, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Le programme Exomars de l’Agence Spatiale Européenne cherche à comprendre l’habitabilité ancienne et actuelle de Mars et l’éventuelle apparition de la vie. La sonde Trace Gas Orbiter (TGO) lancée en 2016 est la première étape de ce programme. À son bord, le système d’imagerie couleur et stéréo de la surface CaSSIS développé par l’Université de Berne a déjà obtenu plusieurs milliers d’images de haute qualité. Ces données permettent de préciser les nombreux mécanismes géologiques qui ont contribué à façonner sa surface, dont certains sont encore à l’œuvre aujourd’hui. La Mars Society soutient la magnifique entreprise TGO/CaSSIS et souhaite également y préparer l’arrivée de l’homme.

 

 

Réalisme géologique et modélisation des eaux souterraines : pourquoi et comment ?

Philippe Renard, Centre d'hydrogéologie, Université de Neuchâtel

04 mars 2020, à 20h à l’auditoire au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Les eaux souterraines se trouvent à la confluence des questions d’approvisionnement en eau potable, de production de nourriture, et d’énergie. Ces ressources sont menacées par la surexploitation et par les contaminations. Leur disponibilité est liée à l’évolution du climat. Ainsi pour gérer les eaux souterraines et les protéger, il est souvent nécessaire de modéliser les aquifères avec un niveau de détail approprié afin de représenter correctement les propriétés du sous-sol. Nous illustrerons comment de nouvelles approches numériques inspirées des idées de l’intelligence artificielle permettent de quantifier les risques et prendre des décisions robustes dans un contexte incertain.

 

 

membre de la scnat académie des sciences naturelles